JEAN-CHRISTIAN ROSTAGNI

Urging the World to See


Leica_1inch


Je ne sais pas purquoi
Je ne sais pas purquoi
Je ne sais pas purquoi

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner



A PHOTOGRAPHER'S POINT OF VIEW


Jean-Christian Rostagni's Blog

Bons Baisers Depuis La Banlieue de la Civilisation

ChatWithJohnLennon_500px_9

CHAT WITH JOHN LENNON. Havana, july 2003

bbb

Le Rouge et le Noir




RATHER DEAD THAN RED.  Raleigh News & Observer.  April 7, 2009


RATHER DEAD THAN RED, Raleigh News & Observer, April 7, 2009




THE RED AND THE BLACK


In 1831, Stendhal published "The Red and the Black," a classic of French literature where clergy and revolutionary aspirations confront each others. Clearly the present circumstances in America oppose reactionary forces to the ones of change, whatever the latter entails. Some today in the U.S. are just as entrenched as was the 19th century French clergy, to keep the social order as they have always known it. In order to sway public opinion, the fundamentalists of the status quo imply that Barack Obama is a modern Julien Sorel, the hero of Stendhal's novel, a calculating fellow working on seduction, a socialist in disguise, a black man that will turn us all red.

It started during the fall campaign, when the soon to become “Joe the Plummer” asked Obama if he was going to raise his taxes. Obama answered that he was advocating for some redistribution of wealth. REDISTRIBUTION OF WEALTH? For some time the pundits thought that Obama had made a major strategic error. He became accused of being a Socialist who wanted to take Joe's dough. Sarah Palin was not completely discredited yet, and she and Mc Cain grabbed that appearance of an opportunity and ran on it to the end. Few at the time voiced that "redistribution of wealth" did not equate to socialism, that the U.S. was already "redistributing wealth" to the great sorrow of most Republicans, and that nevertheless absolutely nobody would call the U.S. a socialist nation. Even fewer, if any, murmured that Socialism after all was not such a bad word, that most of Europe, at least by comparison to the U.S. is perceived as being "somewhat" socialist, and is shown as an example of progress, a desirable place to visit if not to live, by many educated Americans.
JOE'S DO.  Sarah Palin's Rally, Raleigh NC.  Nov 1, 2008

It is inspiring to note that in their desperation to find an angle against Obama, the Republicans chose to use "socialist" as an epithet, rather than the more classic "communist," the mother of all bad words. Communist would probably have been perceived as too much for what is after all a very mild mannered man, nobody's idea of a rabid Bolshevik. Yet calling him socialist, a rare sign of sophistication from folks who generally promote primary thinking, begs the question: what does that mean? Everybody knows more or less what communism means,
ALL IS LOST.  News & Observer, Raleigh NC.  April 7, 2009
but socialism is fuzzier, as it has evolved in time. Socialism was never defined very precisely, but clearly started as a somewhat collectivist vision of social organization. In today's practice, socialism is merely a humanitarian approach to capitalism, one that understands that society, its economy, has to provide a balance in wealth distribution and that a super concentration of wealth at the top does not bring peace.

Several months of political quietness followed Obama's victory, but by now his opposition has re-organized, and is back on the socialist refrain, playing on the libertarian cord to promote an antiquated discredited conservative agenda. It is stunning to this observer that fifty plus years after Mc Carthy, and in the midst of an economic crisis that many claim, sounds the end of capitalism, being associated with socialism in America, is still like having the plague. When capitalism has failed health care in America, has brought so many Americans lately into bankruptcy, has proven ineffective at providing a sorely needed high speed train network and other essential infrastructure to America, wouldn’t it be wise to have an open mind and recognize that whether one calls it socialism or a bigger place for government intervention, something needs to be done to keep the fox out of the hen house?



LE ROUGE ET LE NOIR


Lorsque Stendhal publie Le Rouge et le Noir en 1831, il cache dans un drame romantique une remise en question des valeurs du Clergé sous lesquelles s'arc-boute la bourgeoisie. Parallèlement, dans l’ère Obama, l’Amérique est le théâtre d’un conflit entre les forces réactionnaires et celles de progrès, quelle que soit la définition de celui-ci par ceux qui ont gagné l’élection présidentielle. Nombre de conservateurs Américains d’aujourd’hui sont aussi fervents défenseurs de l’ordre social établi, que l’était le clergé Français du 19e siècle. Afin de gagner l’opinion publique à eux, ils insinuent que Barack Obama est le Julien Sorel contemporain, un séducteur calculateur qui dissimule une âme socialiste, un noir qui si l’on n’y prend garde nous tournera tous rouges.

Tout commença pendant la campagne de l’automne 2008, lorsque celui qui allait devenir “Joe Le Plombier” demanda à Obama si celui-ci avait l’intention d’augmenter ses impôts. Le futur Président répondit qu’il était favorable à une certaine redistribution des richesses. Patatras! Pendant quelque temps les commentateurs politiques crurent qu’il avait commis une bourde aux conséquences stratégiques incurables. Obama fut accusé d’être un socialiste qui voulait prendre l’argent de Joe. Sarah Palin faisait encore illusion, et en compagnie de Mc Cain elle pressa l’argument jusqu’à l’écoeurement du patient. Peu à l’époque murmurèrent que “redistribution des richesses” n’équivalait pas à socialisme, que les Etats Unis redistribuaient déjà une certaine partie des richesses, trop aux yeux de beaucoup de Républicains, mais que quoi qu’il en soit, personne ne suggérerait que l’Amérique fut socialiste. Encore moins, si aucuns, n’osèrent qu'après tout socialisme n’était ni un gros mot ni un grand maux, qu’une bonne partie de l’Europe, en tous cas par comparaison avec l'Amérique était plus ou moins socialiste et néanmoins perçue par nombre d'Américains éduqués comme exemplaire, comme un lieu de villégiature si ce n’est de résidence particulièrement tentant.

Il est remarquable que dans leur désespoir à trouver un angle d'attaque sur Obama, les Républicains préférèrent l'épithète “socialiste” à “communiste,” le père de tous les vilains mots. Communiste aurait sans doute été perçu comme excessif à propos d’un homme qui se complait dans la mesure, et n’est ni de près ni de loin, l’idée que quiconque puisse avoir d’un Bolshévique. Néanmoins le qualifier de socialiste, un rare signe de sophistication de la part de ses opposants de droite généralement coutumiers de la pensée reptilienne, force à s’interroger sur le sens véritable du mot? Chacun sait plus ou moins la signification de “communisme,” mais celle du socialisme est plus diffuse, semble évoluer avec le temps et la géographie. Si le socialisme ne fut jamais défini formellement, il est certain qu’Il vint au monde pour y apporter une solution collectiviste aux problèmes que le capitalisme naissant du 19e siècle rendait évidents. Aujourd’hui, le socialisme que Marx concevait comme une étape vers le communisme, est devenu une évolution humaniste du capitalisme, une vision sociétale qui comprend l’intérêt de l’existence d’un partage plus ou moins équitable des richesses pour qu’une relative harmonie et paix sociale puissent engendrer la prospérité.

Plusieurs mois de calme suivirent la victoire d’Obama, mais l'opposition maintenant rassérénée reprend le couplet socialiste, jouant avec la sensibilité libertaire afin de pousser ses thèses conservatrices. Je trouve stupéfiant que plus de cinquante ans après le Mc Carthysm, et au milieu d’une crise économique qui selon beaucoup, sonne la fin du capitalisme, être associé avec le socialisme aux Etats Unis, serait toujours comme avoir la peste. Lorsque le capitalisme ruine le système de santé en Amérique, a mis bon nombre d’Américains en banqueroute, c’est prouvé incapable de générer ou maintenir un réseau ferroviaire et d’autres infrastructures qui manquent cruellement aux Américains, il est vraisemblablement temps pour ceux-ci de faire preuve d’ouverture d’esprit et de reconnaître que quel que soit le nom qu’on lui donne, “socialisme” ou “plus grande intervention de l’état,” un nouvel ordre de bataille est nécessaire afin de garder le renard à l’écart du poulailler.











|

The Flag



GRAND CENTRAL TERMINAL.  December 2007




The Flag


November 25, 2008

Since the election of Barack Obama, this November 4, we are told that some liberals, or should I probably say, “some progressive minded folks,” have started to fly the flag on their house. That's news. An article in the paper explained that these guys are proud of their country again, hence the display. This prompted the "nationalist guard" to write to the editor that these shameless Americans (these occasional flag wavers) should be proud of their country regardless of who is in the White house. Naturally this prompts one to wonder whether the pride for one's nation should be unconditional?


Le Drapeau


Le 25 Novembre 2008

Depuis l’élection de Barack Obama ce 4 Novembre, l'on nous dit que certains “gauchistes” ou encore “progressistes,” se sont mis à déployer le drapeau Américain sur leur maison, ce qui est nouveau. Le journal explique que ces derniers adeptes du drapeau à tous vents, sont redevenus fiers de leur pays, et veulent le faire savoir. Cela a rendu furieux les habituels agiteurs du dit drapeau, et certain écrirent au journal, clamant que ces mauvais Américains devraient être fiers de leur pays quel que soit son président. Naturellement l'on se demande alors si la fierté que chacun peut avoir pour sa patrie doit être inconditionelle?


AMERICA IN DENIAL.  Mc Donald Drugstore, Durham, NC.  September 2001


AMERICA IN DENIAL. Mc Donald Drugstore, Durham, NC, September 2001





I have been living in this country for 15 plus years, and I am still not sure where that flag business comes from. I have always seen way more flags everywhere in this suburb of the world than anywhere I have been before, including banana republics. The only place where I have seen flags in approaching amounts is Switzerland, and yet, not to the U.S. extent. I am not sure whether it is a coincidence or not that Switzerland is a federal State as well. Clearly there was a resurgence of flags after 9/11, that can still be felt today, as one can always count on the nationalist crowd to be vocal. One of the laws of social genetics appearing to be that hawks always crow louder than doves.

PATRIOT'S WAREHOUSE.  Durham, NC.  2002


As has been admitted by now, the U.S. in the aftermath of 9-11 missed a chance to build on the worldwide sympathy it then enjoyed. Instead, the Bush rulers opted for a reptilian type response with slogans like "you are either with us, or against us", telling Americans and the world, that terrorists were after their freedom, thereby building on the persistent myth that Americans are the freest people on earth. The sprouting of flags after 9-11 seems by and large to be a symptom of people responding favorably to those theories, hence my title for the photograph above, "America in Denial," which is also the title of my series on this subject: the omnipresence of the flag in today's America and its function as a tool to own Americans by the guts. See the Art series
HERE and a longer stock version on the American Flag HERE.

The photograph "Patriots' Warehouse" is especially rich. Of course the subject is rare. Only in America, and not every day, would one see in the western world such a full scale example of nationalism and military pride. This is a subject one would rather expect to find in U.S.S.R., North Korea, or the like. I was lucky to be allowed to take this photograph, and lucky to be able to find such an harmony of colors, lots of red and blue, the store and the flag colors blending, and that cart passing by on the foreground which brings life to the stripes of the flag.

ERROR IN THE WAR ON TERROR.  Lexington Ave, NYC.  July 2008


Six years have passed. It is a different America, and here, in the photograph "Error in the War on Terror," it is a different crowd, a New York one, Bohemian, the current hippy, yet I find it symbolic of a different state of mind, one certainly less conservative than the rest of the nation, but not as divorced from it as it once was. Still a full crop of stripes, but "Why are we fighting?" says the barmaid's shirt.

Isn't it stupefying how fast reality has imposed itself to America?

Denial has certainly not vanished for good from American politics, but it has been severely defeated, and now the victors are claiming the flag too, which they say had been hijacked for too long by the nationalists.

It sure is a beautiful flag.




Cela fait plus de 15 ans que j'habite dans cette banlieue du monde, et je ne suis toujours pas certain de l'origine de cet engouement que beaucoup d' Américains ont, pour leur drapeau. J'ai toujours vu davantage de drapeaux ici que n'importe où j'ai pu aller dans le monde, y compris les républiques bananières. Le seul endroit que je connaisse où l'on puisse trouver l'étendard national dans une densité approchante, est la Suisse, mais tout de même pas dans une telle proportion. Le fait que la Suisse soit aussi un état fédéral n'est peut-être qu'une coincidence .

Il y a clairement eu une éruption de drapeaux après le 11 Septembre. On en voit toujours les signes, quoique amoindris, conséquence naturelle de la force vocale des nationalistes. Une des lois de la génétique sociale n'est-elle pas que les va-t-en guerre crient toujours plus forts que les pacifistes?

Il est désormais admis que après le 11 Septembre, les Etats Unis ont gâché l'élan de sympathie que les attentats leur avaient amené. Le régime Bush a opté pour une réaction de caractère reptilien avec des slogans comme "soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous," prétendant que les terroristes en avaient à la liberté des Américains, perpétuant par cela le mythe de la supériorité américaine en matière de libertés individuelles. Il semble que dans l'ensemble, le déferlement de drapeaux après le 11 Septembre soit un symptôme de l'adhésion populaire aux thèses de Bush, d'où le titre de la photographie ci-dessus. "America in Denial," ("L'Amérique en dénie") qui est aussi le titre de ma série sur le sujet de l'omniprésence du drapeau dans l'Amérique d'aujourd'hui, et de sa fonction comme outil permettant de prendre les foules par les tripes. Vous pouvez visioner Americal In Denial
ICI, et une version stock sur le drapeau Américain ICI.

La photographie "Patriots' Warehouse" est particulièrement riche. Le sujet est hors du commun: où dans le monde industrialisé, si ce n'est aux Etats Unis , pourrait-on voir un tel exemple, grandeur nature, de nationalisme exacerbé et de fierté militaire? Ne s'attendrait-on pas à trouver cela en U.R.S.S, en Corée du Nord où l'équivalent? J'ai eu la chance d'être autorisé à prendre cette photo et d'y composer une telle harmonie de couleurs où celles du magasin se fondent avec celles du drapeau. L'image bénéficie d'une prédominance du rouge et du bleu, avec un chariot qui passe au premier plan et anime les rayures du drapeau.


Six ans ont passé et l'Amérique a changé. Ici sur la photo "Error in the War on Terror," l'ambiance est toute différente. Bien sûr l'on est à New York, l'ambiance est toujours moins conservatrice à New York, mais celle-ci n'est plus aussi étrangère à celle du reste de la nation. Toujours un foisonnement de rayures, mais le polo de la serveuse dit "Why are we fighting?" (pourquoi nos battons nous?)

N'est-il pas époustouflant de constater la vitesse à laquelle la réalité s'est imposée à l'Amérique?

L'incapacité a adresser tels qu'ils sont, les problèmes qui remettent en cause une vision du monde aussi impérialiste que forte à servir l'auto-satisfaction, n'a certainement pas disparue pour toujours de la politique américaine. Mais ses protracteurs les plus véhéments ont été décimés, et les vainqueurs veulent aussi réaffirmer leurs droits sur le drapeau, qui disent-ils, a été depuis trop longtemps, kidnappé par les nationalistes.

C'est sûr qu'il s'agit d'un bien joli drapeau
.





EMMIGRANT BANK.  NYC, December 2007

EMMIGRANT BANK. NYC, December 2007







MENEMSHA.  Martha's Vineyard.  August 2008.

MENEMSHA. Martha's Vineyard. August 2008






STEEL PHANTOM.  Butler County Fair, PA.  July 2005

STEEL PHANTOM. Butler County Fair, PA. July 2005







4TH OF JULY FUN.  Durham, NC.  July 2007

4TH OF JULY FUN. Durham, NC. 4th of July 2007.




























4TH OF JULY PEPS.  Durham, NC.  July 2007

4TH OF JULY PEPS. Durham, NC. 4th of July 2007.
















VICTORY SCENE.  Primary Night, Raleigh NC.  May 6, 2008


VICTORY SCENE. Raleigh, NC, Primary night, May 6, 2008.







VICTORIOUS HOUSE.  Durham, NC.  March 2009


VICTORIOUS HOUSE. Durham, NC, March 2009.













|
See Older Posts...